Caveman Behavioural Traits Might Kick in at Thanksgiving Table Before Eating

Released: 8-Nov-2010 9:00 AM EST
Source Newsroom: McGill University
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Caveman behavioural traits might kick in at Thanksgiving table before eating
Seeing meat provokes a sense of non-aggression that could be related to primate’s family feasting

Newswise — Frank Kachanoff was surprised. He thought the sight of meat on the table would make people more aggressive, not less. After all, don’t football coaches feed their players big hunks of red meat before a game in hopes of pumping them up? And what about our images of a grunting or growling animal snarling at anyone who dares take their meat away from them? Wouldn’t that go for humans, too?

Kachanoff, a researcher with a special interest in evolution at McGill University’s Department of Psychology, has discovered quite the reverse. According to research presented at a recent symposium at McGill, seeing meat appears to make human beings significantly less aggressive. “I was inspired by research on priming and aggression, that has shown that just looking at an object which is learned to be associated with aggression, such as a gun, can make someone more likely to behave aggressively. I wanted to know if we might respond aggressively to certain stimuli in our environment not because of learned associations, but because of an innate predisposition. I wanted to know if just looking at the meat would suffice to provoke an aggressive behavior.”

The idea that meat would illicit aggressive behaviour makes sense, as it would have helped our primate ancestors with hunting, co-opting and protecting their meat resources. Kachanoff believed that humans may therefore have evolved an innate predisposition to respond aggressively towards meat, and recruited 82 males to test his theory, using long-established techniques for provoking and measuring aggression. The experiment itself was quite simple – subjects had to punish a script reader every time he made an error while sorting photos, some with pictures of meat, and others with neutral imagery. The subjects believed that they could inflict various volumes of sound, including “painful,” to the script reader, which he would hear after his performance. While the research team figured that the group sorting pictures of meat would inflict more discomfort on the reader, they were very surprised by the results.

“We used imagery of meat that was ready to eat. In terms of behaviour, with the benefit of hindsight, it would make sense that our ancestors would be calm, as they would be surrounded by friends and family at meal time,” Kachanoff explained. “I would like to run this experiment again, using hunting images. Perhaps Thanksgiving next year will be a great opportunity for a do-over!”

Evolutionary psychologists believe it is useful to look at innate reflexes in order to better understand societal trends and personal behavior. Kachanoff’s research is important because it looks at ways society may influence environmental factors to decrease the likelihood of aggressive behavior. His research was carried out under the direction of Dr. Donald Taylor and Ph.D student, Ms. Julie Caouette of McGill’s Department of Psychology, and was presented at the university’s annual undergraduate science symposium.

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
Montréal, le 8 novembre 2010

Des Néandertaliens pourraient se manifester à votre table
Le fait de voir de la viande provoque un sentiment de non-agression qui pourrait être en lien avec les célébrations familiales des primates

Frank Kachanoff était surpris. Il pensait que la vue de la viande sur la table rendrait les gens plus agressifs, pas moins. Après tout, les entraîneurs de football n'offrent-ils pas à leurs joueurs de grosses pièces de viande rouge juste avant une partie, en espérant les stimuler? Et qu'en est-il de l'idée que nous nous faisons d'un animal qui grogne et rugit devant quiconque lui confisque sa viande? Ne serait-ce pas le cas chez les humains aussi?

Chercheur au Département de psychologie de l'Université McGill et manifestant un intérêt particulier pour l'évolution, Frank Kachanoff a plutôt découvert le contraire. Selon des travaux présentés lors d'un récent symposium tenu à McGill, le fait de voir de la viande semble rendre l'être humain significativement moins agressif. « J'étais inspiré par mes travaux sur l'amorçage et l'agression, qui indiquaient que le seul fait de regarder un objet qu'on a appris à associer à l'agression, comme un revolver, est susceptible de conduire une personne à se comporter de façon plus agressive. Je voulais savoir si nous pourrions réagir agressivement à certains stimuli de notre environnement, non pas à cause des associations acquises, mais à cause d'une prédisposition innée. »

L'idée que la viande entraînerait un comportement agressif avait du sens, puisque cela aurait aidé nos ancêtres primates à chasser, s'approprier et protéger leurs ressources de viande. Monsieur Kachanoff croyait que la prédisposition innée des humains à réagir agressivement à l'égard de la viande pouvait par conséquent avoir évolué, et il a recruté 82 sujets mâles pour tester sa théorie, à l'aide de techniques éprouvées visant à provoquer et mesurer l'agression. En elle-même, l'expérience était fort simple. Pendant qu'ils classaient des photographies, les sujets devaient punir un lecteur de scénario chaque fois qu'il commettait une erreur. Certaines images représentaient de la viande et d'autres, des images neutres. Les sujets croyaient qu'ils pouvaient infliger au lecteur de scénario des sons de volumes variés, y compris des sons provoquant de la douleur, des sons qu'il entendrait une fois sa lecture terminée. Étant donné les chercheurs prévoyaient que le groupe triant des images de viande infligerait davantage d'inconfort au lecteur, ils furent très surpris des résultats.

« Nous avons utilisé des images de viande prête à manger. En termes de comportement, avec le recul, il apparaît normal que nos ancêtres soient restés calmes, puisqu'ils étaient entourés d'amis et de membres de la famille au moment du repas », a expliqué monsieur Kachanoff. « J'aimerais reprendre cette expérience en utilisant des images de chasse. Peut-être que, l'année prochaine, l'Action de grâce sera le bon moment de remettre l'ouvrage sur l'enclume. »

Les psychologues de l'évolution croient qu'il est utile d'observer les réflexes innés de manière à mieux comprendre les tendances sociales et le comportement personnel. Les travaux de Frank Kachanoff sont importants parce qu'ils examinent les manières dont la société peut influencer les facteurs environnementaux pour réduire les risques de comportement agressif. Ses travaux ont été réalisés sous la direction du professeur Donald Taylor et de la doctorante Julie Caouette, du Département de psychologie de McGill, et ont été présentés lors du symposium annuel de science du premier cycle de l'Université.


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